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Incendies de Gironde et des Landes : où en sommes-nous ?

Ce point de situation s’est tenu le mardi 4 août 2026, de 14h00 à 14h50, en présentiel et en visioconférence, sous la présidence du directeur de la DISI Sud-Ouest. Il faisait suite à l’engagement pris lors de la formation spécialisée exceptionnelle du 28 juillet.

Ce compte-rendu vous restitue ce qui y a été dit et vous donne notre analyse.

L’essentiel en quatre points

Nous avons obtenu l’inscription de l’événement au document unique d’évaluation des risques professionnels. C’était notre demande principale du 28 juillet, et elle nous avait alors été refusée. Le directeur y a donné un avis favorable, qui sera formalisé en instance.

Deux rendez-vous sont fixés. Le retour d’expérience sur la crise et l’inscription au document unique seront traités lors de la formation spécialisée du 13 octobre 2026. Celle du 22 septembre est consacrée à d’autres sujets.

La situation des agents est revenue à la normale. Tous les collègues évacués ont regagné leur domicile, aucun logement n’a été endommagé, aucun frais de relogement n’est resté à leur charge.

Un point reste sans réponse. Les mesures de qualité de l’air à l’intérieur de la Cité administrative, annoncées le 31 juillet, ne seront pas réalisées. Le gestionnaire de la cité n’est pas en mesure d’engager la dépense, chiffrée à 15 000 €, et renvoie la charge aux administrations occupantes.

● Compte-rendu complet au format PDF

Retrouvez l’intégralité de ce compte-rendu, mis en page et illustré, dans notre document téléchargeable au format PDF.

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Le document s’ouvre dans un nouvel onglet.

Le cadre de la réunion

Le directeur a organisé ce point autour de quatre sujets : la situation individuelle des agents et le dispositif applicable, l’état du stock de masques FFP2, l’exposition aux fumées et la question de la ventilation, enfin le suivi et l’accompagnement des collègues en difficulté.

Les trois acteurs de la prévention étaient absents — l’inspecteur santé et sécurité au travail, l’assistante de service social et le médecin du travail — tous retenus au même moment par une instance d’une autre direction du même bâtiment. Le directeur l’a signalé en séance et a précisé être en contact quotidien avec eux dans le cadre du dispositif de crise.

L’analyse de Solidaires Finances Publiques

Le format retenu est celui que nous avions demandé le 28 juillet : un point d’échange souple tant que la situation n’évolue pas défavorablement, une formation spécialisée en cas d’aggravation. Il a montré ses qualités. La discussion a été directe, le directeur a tranché en séance sur le document unique, et un calendrier a été arrêté en quelques minutes.

Il a aussi ses limites. Un point de ce type ne produit ni procès-verbal ni relevé de décisions : ce qui s’y décide n’existe que si quelqu’un l’écrit. C’est la raison d’être de ce compte-rendu, et c’est pourquoi nous veillerons à ce que l’avis favorable donné sur le document unique soit bien formalisé en instance.

Nous relevons enfin que la programmation simultanée des réunions de deux directions du même bâtiment a privé cette séance de ses trois acteurs de prévention. Ce n’est imputable à personne en particulier, mais cela mérite d’être corrigé : ce sont eux qui détiennent les données de terrain.

1. La situation des agents est revenue à la normale

Le directeur a annoncé un retour à la situation nominale.

Tous les agents évacués ont regagné leur domicile. La dernière collègue concernée est rentrée la veille.

Aucun logement n’a été endommagé. Le directeur a souligné qu’il s’agissait de la meilleure situation possible et qu’il fallait s’en réjouir.

Plus aucun agent n’est en télétravail exceptionnel au titre du dispositif incendie ; le télétravail habituel reprend son cours.

Une seule autorisation spéciale d’absence subsiste, pour une collègue rentrée chez elle la veille et qui a besoin d’un peu de temps avant de reprendre.

Les collègues évacués se sont tous relogés par leurs propres moyens, dans leur cercle familial ou amical, sans frais restés à leur charge.

Un message annonçant le retour à la normale a été publié sur le site intranet de la direction.

Le directeur a indiqué que le dispositif exceptionnel n’avait pas été modifié et qu’il s’éteindrait de lui-même, tous les collègues étant désormais au travail ou en congé. Il a réaffirmé souhaiter que toute situation individuelle qui le mériterait soit portée à sa connaissance, afin que les mesures d’accompagnement nécessaires soient prises.

L’analyse de Solidaires Finances Publiques

Quatorze agents avaient été évacués au plus fort de l’épisode. Tous sont rentrés, aucun n’a perdu son logement, aucun n’a supporté de frais. C’est le meilleur résultat possible.

Nous relevons la manière dont le dispositif prend fin : il s’éteint faute de bénéficiaires, et non par une décision de fermeture. C’est exactement ce que nous demandions, et cela correspond à ce que le directeur nous avait indiqué le 3 août — aucune pression à la reprise, un examen au cas par cas maintenu tant que des situations le justifient.

Notre vigilance se déplace désormais vers les effets sanitaires différés. C’est le sens du message que nous avons adressé à l’ensemble des agents le 3 août.

2. Le document unique : notre demande est acceptée

C’est le résultat principal de cette séance.

Solidaires Finances Publiques a rouvert le sujet en rappelant que le désaccord constaté le 28 juillet demeurait, et que l’inscription au document unique permettrait d’acter les mesures de prévention issues de cette crise, à commencer par la dotation en masques. Nous avons souligné que le document unique ne sert pas à prédire l’avenir, mais à consigner les risques auxquels les agents ont été exposés et les mesures de prévention correspondantes. Or ils l’ont été, la ventilation a bien été coupée, et les masques ont bien manqué.

L’ensemble des représentants du personnel ont soutenu cette demande, en la reliant au retour d’expérience et en observant qu’une anticipation aurait évité de se retrouver avec un stock de masques périmés.

Le directeur a alors tranché en séance. Constatant l’unanimité des organisations syndicales, il a indiqué n’avoir aucune raison de ne pas y donner une suite favorable, et a donné son avis favorable à l’inscription de l’événement au document unique. Il a précisé que la décision serait formalisée lors de la prochaine instance, et que les travaux correspondants seraient engagés.

L’assistante de prévention a confirmé que le document unique peut être mis à jour à tout moment et qu’un groupe de travail lui est consacré début septembre. Le directeur a souhaité que ce travail soit mené conjointement avec le retour d’expérience, celui-ci devant en alimenter la rédaction.

L’analyse de Solidaires Finances Publiques

Le 28 juillet, cette demande nous avait été refusée. Il nous avait été répondu qu’on pouvait attendre une hypothétique nouvelle survenance, et que l’envisager à ce stade ne paraissait pas justifié. Nous avions qualifié ce désaccord de frontal et annoncé que nous le reposerions.

Sept jours plus tard, l’avis est favorable. Nous le disons sans réserve : c’est une bonne décision, et nous en prenons acte avec satisfaction.

Trois points restent à sécuriser. La formalisation : l’avis a été donné dans un cadre souple, il doit être acté en instance, et le directeur s’y est engagé. Le périmètre : nous souhaitons que l’inscription ne se limite pas aux masques, mais couvre la chaîne d’alerte, la gestion de la ventilation, l’exposition aux fumées et le suivi sanitaire des agents. L’association des représentants du personnel à la rédaction, et pas seulement à sa restitution.

3. Le retour d’expérience aura lieu le 13 octobre

Le directeur a indiqué avoir l’intention de conduire un retour d’expérience, indépendamment de l’inscription au document unique. Il a estimé que la crise avait été plutôt bien gérée collectivement, ce qui n’empêche pas d’en tirer des enseignements, et qu’il fallait savoir profiter de ces moments pour examiner à froid ce qui peut être amélioré.

La formation spécialisée du 22 septembre étant déjà consacrée à d’autres sujets, il a proposé de reporter le retour d’expérience et le document unique à la formation spécialisée du 13 octobre 2026, afin de disposer du temps nécessaire pour les traiter sérieusement. Les représentants du personnel ont donné leur accord.

L’analyse de Solidaires Finances Publiques

Le procès-verbal du 28 juillet mentionnait qu’un retour d’expérience serait effectué « le moment venu ». Nous demandions un calendrier : nous l’avons, et il est raisonnable.

Dix semaines, c’est le temps d’un travail sérieux. C’est aussi le temps pendant lequel les souvenirs s’effacent et les documents se dispersent. Nous conservons de notre côté l’ensemble des pièces de cet épisode : communiqués préfectoraux, informations du gestionnaire de la cité, avis médicaux, échanges avec la direction, suivi de nos adhérents.

Nous demanderons que ce retour d’expérience couvre l’ensemble de la période, et pas seulement ce qui a bien fonctionné.

4. La continuité d’activité entre dans le retour d’expérience

Un sujet que personne n’avait encore posé a été ouvert en séance : Bordeaux est passée à peu de chose près d’une évacuation. Qu’aurait fait la direction dans ce cas ? Comment les missions auraient-elles été assurées ?

Solidaires Finances Publiques a appuyé cette demande, en soulignant la nécessité d’identifier à l’avance, en période calme, un socle minimal de fonctionnement service par service, plutôt que d’avoir à y réfléchir dans l’urgence.

Le directeur a répondu que la question s’était posée dès le début de la crise : avec son adjoint, il s’est interrogé très tôt sur la capacité à assurer les missions et sur l’opportunité de déclencher le plan de continuité ; la question a été réexaminée régulièrement ; le déclenchement n’a pas été nécessaire, mais il aurait pu l’être. Il était en contact régulier avec le responsable du centre informatique susceptible d’apporter un soutien, lequel avait réuni ses équipes en urgence pour en évaluer les modalités. Ces équipes se sont mises en alerte et étaient prêtes à intervenir.

Il en a tiré la conclusion que ce n’était pas un cas d’école, que tout peut arriver, et que le retour d’expérience comporterait donc un volet consacré à la résilience et au plan de continuité : quel dispositif imaginer à l’avance si Bordeaux devait être évacué, et comment transposer la question aux autres sites. Il a insisté sur l’entraînement comme condition d’une bonne réaction, et s’est engagé à revenir vers les représentants du personnel avec des propositions.

L’analyse de Solidaires Finances Publiques

Ce point n’était pas à notre ordre du jour et nous l’avons soutenu, parce qu’il est juste.

Une direction informatique dont le site principal se trouve dans une agglomération qui a failli être évacuée doit savoir ce qu’elle ferait dans ce cas. Ce n’est plus une hypothèse d’école : nous en sommes passés très près. Que le déclenchement du plan de continuité ait été envisagé en temps réel, et qu’un autre site se soit mis en alerte, montre que la question a été prise au sérieux sur le moment. Il faut désormais qu’elle le soit à froid.

Nous serons attentifs à ce que ce volet débouche sur des documents opérationnels par service, et pas seulement sur un constat.

5. Qualité de l’air intérieur : les mesures n’auront pas lieu

Interrogé sur les mesures de qualité de l’air annoncées le 31 juillet par le gestionnaire de la cité, le directeur a répondu en l’absence de l’inspecteur santé et sécurité au travail.

La direction a saisi le gestionnaire de la cité, qui a indiqué qu’un devis avait bien été demandé, qu’il n’était pas en capacité d’engager cette dépense compte tenu de son montant, sauf si les administrations présentes dans la cité souhaitaient la prendre à leur charge.

Le montant en cause est de 15 000 €.

Le directeur a par ailleurs relayé l’argument développé le 28 juillet par l’inspecteur santé et sécurité au travail : le délai cumulé entre la décision, la désignation du prestataire, les prélèvements, l’analyse en laboratoire et la restitution des résultats est tel que la démarche ne lui paraissait ni réaliste, ni pertinente, ni nécessaire.

Ces mesures n’ont donc pas eu lieu et ne sont pas programmées.

L’analyse de Solidaires Finances Publiques

Nous avions présenté l’annonce du 31 juillet comme un acquis et nous l’avions portée à votre connaissance. Nous devons vous dire aujourd’hui qu’elle n’a pas été suivie d’effet. Nous préférons le dire nous-mêmes plutôt que de laisser croire à un résultat que nous n’avons pas obtenu.

Il faut néanmoins mesurer ce qui a changé. Le 28 juillet, la réponse était que ces mesures étaient irréalisables. Le 4 août, un devis a été demandé et chiffré. L’obstacle n’est plus technique, il est budgétaire. Et le gestionnaire de la cité indique expressément qu’il s’effacerait si une administration acceptait de prendre la dépense à sa charge.

C’est là que se situe désormais la question, et elle n’est pas mince. La Cité administrative de Bordeaux n’est pas un bâtiment de notre direction. Elle est gérée pour le compte de l’État et abrite plusieurs administrations, dont les agents ont tous respiré le même air. Faire dépendre une mesure de la qualité de l’air intérieur de la décision d’une seule administration occupante d’en assumer le coût n’est pas une répartition acceptable. Quinze mille euros pour l’ensemble d’une cité administrative, ce n’est pas un obstacle : c’est un arbitrage.

Nous portons donc ce sujet à deux niveaux. En local, nous demanderons qu’il figure au retour d’expérience du 13 octobre : que sait-on, et que ne sait-on pas, de ce qu’ont respiré les agents présents sur site ? Au niveau national, nous signalons que la question dépasse notre direction et concerne toutes les cités administratives, où l’employeur n’a ni la main sur la ventilation, ni les moyens de mesurer l’air que respirent ses agents.

Rappelons le contexte. La ventilation a été arrêtée à trois reprises en une semaine, la consigne de ne pas ouvrir les fenêtres a été maintenue en vigilance orange canicule, et des collègues ont travaillé sur site pendant les passages de fumée. À ce jour, personne ne sait ce qu’ils ont respiré, et personne ne le saura.

6. Ventilation : le fonctionnement est rétabli

Le directeur a confirmé la séquence du week-end du 1er au 3 août : les centrales de traitement d’air ont été coupées en raison de la présence de fumées au-dessus de Bordeaux, puis redémarrées dans la nuit du dimanche au lundi. Le lundi 3 août au matin, le système de ventilation fonctionnait.

Une observation formulée en séance mérite d’être rapportée. Dans un bâtiment comme la Cité administrative, qui dispose d’un système de filtration, l’air peut être de meilleure qualité qu’au domicile des agents, qui n’en disposent pas. D’où une interrogation sur les consignes données pendant la crise : demander aux agents de rester chez eux, dans une zone où l’air est pollué, n’est pas nécessairement la meilleure décision.

L’analyse de Solidaires Finances Publiques

Cette observation est fondée et mérite d’être versée au retour d’expérience. Elle ne remet pas en cause les consignes préfectorales de circulation, qui s’imposaient, mais elle rappelle qu’un arbitrage entre présentiel et domicile ne se réduit pas à une question de déplacement.

Elle renforce d’ailleurs notre demande sur la qualité de l’air. Si le bâtiment protège mieux que le domicile, encore faut-il pouvoir l’établir. En l’absence de toute mesure, l’argument reste une hypothèse, dans un sens comme dans l’autre.

7. Masques FFP2 : le stock a été reconstitué

Le directeur a présenté l’état complet du stock :

Origine Quantité État
Achat initial de la direction 50 Valides, en partie distribués
Stock ancien 340 Périmés, emballage d’origine intact, utilisables selon l’avis médical obtenu
Dotation de la délégation 175 dont 150 valides
Achat effectué par le directeur 150 Valides

Le directeur avait indiqué le 28 juillet avoir sollicité deux dispositifs de solidarité, l’un auprès de la délégation régionale, l’autre auprès du service des systèmes d’information. Il a précisé avoir profité d’un déplacement dans une région où le marché n’était pas en tension pour acheter lui-même 150 masques.

Il a conclu qu’il n’y avait plus de besoin immédiat, et que ce stock permettra d’être prêt le jour où la situation se reproduira.

L’analyse de Solidaires Finances Publiques

La situation n’a plus rien à voir avec celle du 28 juillet. Ce jour-là, la direction disposait de trente-cinq à quarante masques valides pour 220 agents, achetés en pharmacie faute de dotation. Nous avions qualifié ce stock de dérisoire, et il l’était.

Aujourd’hui, ce sont environ trois cents masques valides qui sont disponibles, auxquels s’ajoutent les masques périmés mais scellés. La démarche a été faite, elle a abouti, et le directeur s’y est employé personnellement. Nous le disons sans réserve.

Deux points restent à traiter. Le premier concerne les CID des Landes, dont le procès-verbal du 28 juillet établit qu’elles n’avaient alors reçu aucun masque ; nous n’avons pas pu poser la question et nous la reposerons. Le second est celui du stock permanent : un épisode de cette nature ne doit plus se traiter par des achats individuels dans l’urgence. C’est une revendication que Solidaires Finances Publiques porte au niveau national, et c’est précisément ce que l’inscription au document unique permettra d’ancrer localement.

8. Suivi des collègues : tous les évacués contactés

Le directeur a rendu compte du dispositif de veille mis en place : les appels aux agents ont été poursuivis pendant toute la durée de la crise, avec une attention portée à leur situation psychologique, et au moindre doute leurs coordonnées ont été transmises aux acteurs de prévention.

Il s’est entretenu avec l’assistante de service social juste avant la séance : les quatorze agents évacués ont tous reçu un courriel, un appel ou un message, avec une mise à disposition de sa part. L’assistante de prévention les a également eus tous au téléphone. L’assistante de service social les reçoit ensuite à leur demande.

Solidaires Finances Publiques a interrogé la direction sur le suivi des collègues ayant présenté des symptômes après exposition — nous avons déjà orienté une collègue vers la médecine du travail — et sur l’accompagnement psychologique des manifestations susceptibles d’apparaître a posteriori.

Le directeur a répondu que ce suivi ne pouvait pas être ponctuel et devait s’inscrire dans la durée, que la direction se mettait en situation d’observer et de prendre le cas échéant les mesures nécessaires, mais que la démarche restait à l’initiative de l’agent : les dispositifs d’accompagnement sont mis à disposition, chacun les utilise ou non.

Il a rappelé les dispositifs promus auprès des quatorze agents contactés : le contact avec l’assistante de prévention, celui avec l’assistante de service social, et les plateformes d’écoute psychologique — le médecin du travail ayant recommandé de réserver la cellule d’urgence préfectorale aux situations d’urgence.

L’analyse de Solidaires Finances Publiques

Que les quatorze agents évacués aient tous été contactés est un fait, et c’est un bon fait. Nous avions demandé le 28 juillet que l’assistante de service social puisse les joindre directement ; l’accord avait été donné en séance, il a été suivi d’effet.

Sur la suite, notre désaccord subsiste, et il est de principe. La direction s’en remet à l’initiative de l’agent. Or un agent qui ignore qu’une exposition doit être tracée ne fera pas la démarche, et c’est précisément pour cela que nous vous avons écrit le 3 août.

Nous maintenons donc notre demande, formulée le 28 juillet et non satisfaite à ce jour : que la médecine de prévention consigne les expositions au dossier médical des agents qui se signalent. Ce n’est pas un suivi obligatoire, cela ne force personne, et c’est la seule façon qu’une imputabilité reste possible plus tard. Nous la reposerons le 13 octobre.

9. Une veille sociale organisée dans un cadre dédié

Le directeur est revenu sur la mission de veille sociale confiée à son assistante de prévention, dont la lettre de mission est disponible sur le site de la direction. Son objectif est de ne pas passer à côté d’une situation qui mériterait d’être signalée et orientée vers le bon interlocuteur, en s’appuyant notamment sur les informations dont les représentants du personnel peuvent être dépositaires et que la direction n’aurait pas.

Il a soumis aux représentants du personnel le choix du format : une réunion dédiée hors instance, ou un traitement en instance avec interruption de l’enregistrement. Il a indiqué sa préférence pour la première solution, compte tenu du caractère personnel des situations évoquées.

Solidaires Finances Publiques a répondu qu’il ne fallait pas que des informations relatives à des collègues figurent dans des procès-verbaux, tout en suggérant que les mesures de prévention qui en découlent puissent être extraites et généralisées, afin de servir dans des cas similaires. L’ensemble des représentants du personnel ont exprimé la même position et demandé que cette réunion soit distincte des formations spécialisées et de format resserré, les instances étant déjà denses et la fin de journée peu propice à ce type d’échange.

Le directeur a retenu ce format : une réunion dédiée, séparée de toute instance, à compter de septembre. Il a précisé que les conclusions générales feraient l’objet d’une restitution en instance le moment venu.

L’analyse de Solidaires Finances Publiques

Nous approuvons ce dispositif et le format retenu. La confidentialité des situations individuelles n’est pas une commodité, c’est une condition : aucun collègue ne se confiera s’il pense que son nom figurera dans un document diffusé.

Nous serons attentifs à deux choses. Que les acteurs de prévention y soient associés — médecine du travail, service social, assistance de prévention —, faute de quoi le dispositif tournerait à vide. Et que les enseignements généraux remontent en instance, comme le directeur s’y est engagé : une situation individuelle traitée sans qu’aucune mesure générale n’en soit tirée est une occasion manquée.

10. Le point d’information hebdomadaire est levé

Le directeur a proposé de lever le point d’information régulier, la situation étant normalisée et les sujets qui s’inscrivent dans la durée étant désormais installés, avec la possibilité de le réactiver si la situation l’exigeait, sous forme de formation spécialisée exceptionnelle ou de point d’échange. Les représentants du personnel n’ont pas formulé d’objection.

L’analyse de Solidaires Finances Publiques

Cette décision correspond à la position que nous défendions le 28 juillet. Nous en prenons acte.

La levée du dispositif de crise ne clôt pas le dossier. Le retour d’expérience et l’inscription au document unique sont devant nous, les mesures de qualité de l’air n’ont pas été réalisées, la question de la continuité d’activité est ouverte, et les effets sanitaires d’une exposition aux fumées peuvent se manifester dans les semaines qui viennent. Ces sujets ont désormais un cadre et une date : le 13 octobre.

11. Autres sujets abordés

Aide ministérielle de 2 000 €

Le directeur a indiqué qu’aucun budget spécifique n’avait été mis en place, aucune situation ne l’ayant rendu nécessaire : tous les collègues se sont relogés dans leur cercle familial ou amical, sans frais. Il a rappelé les dispositifs disponibles — prolongation du délai de déclaration de sinistre, prise en charge du relogement jusqu’à trois semaines, mise à disposition de logements par l’action sociale interministérielle — et s’est déclaré prêt à examiner toute situation qui lui serait signalée.

Accueil des nouveaux arrivants, 1er septembre

Reconduction du format de l’an dernier : accueil à distance par le directeur, présentation de la direction et des interlocuteurs, puis plage réservée aux organisations syndicales en seconde partie de matinée, clôture entre 12h30 et 12h45, prise en charge par l’encadrement de chaque établissement l’après-midi. Un livret d’accueil est en cours de mise à jour. Les horaires précis et le canal de visioconférence réservé aux représentants du personnel seront transmis.

Budget participatif

Le budget participatif des agents de l’ESI de Bordeaux et du siège, annulé une première fois en raison de la canicule puis reporté du fait des incendies, est désormais fixé à novembre. Le directeur a assumé ces annulations et s’est engagé, par équité, à ce que ces agents en bénéficient.

Remerciements

Le directeur a remercié les représentants du personnel pour la qualité des échanges et pour le relais assuré auprès des agents, qui a contribué à s’assurer que chacun avait été joint et mis en sécurité.

Ce que nous retenons

La position de Solidaires Finances Publiques

Une sortie de crise réussie. Tous les agents sont rentrés chez eux, aucun logement n’a été endommagé, aucun frais n’est resté à la charge des collègues évacués, et les quatorze agents concernés ont tous été contactés par le service social. Le dispositif exceptionnel s’est éteint faute de bénéficiaires plutôt que par une décision de fermeture. C’est le bon résultat, obtenu de la bonne manière, et nous le disons d’autant plus volontiers que nous ne nous privons pas de critiquer quand il le faut.

Le document unique est acquis. Refusée le 28 juillet, l’inscription de l’événement au document unique d’évaluation des risques professionnels a reçu un avis favorable du directeur. Elle sera formalisée en instance. C’était notre demande principale, et nous l’avons reposée jusqu’à l’obtenir.

Deux rendez-vous sont fixés. Le 22 septembre pour d’autres sujets, le 13 octobre pour le retour d’expérience et le document unique. Le volet continuité d’activité y sera intégré.

Un sujet reste sans réponse. Les mesures de qualité de l’air intérieur ne seront pas réalisées, faute de 15 000 €, le gestionnaire de la cité renvoyant la charge aux administrations occupantes. Nous avions annoncé ces mesures comme un acquis : elles n’en étaient pas un, et nous préférons vous le dire. Nous porterons la question au bon niveau, celui d’un bâtiment partagé entre plusieurs administrations, ainsi qu’au niveau national.

Une demande que nous ne lâchons pas. À défaut d’un suivi médical post-exposition, que la médecine de prévention consigne les expositions au dossier médical des agents qui se signalent. Elle sera reposée le 13 octobre.

Nous restons à votre disposition. Si vous ressentez une gêne respiratoire, des maux de gorge, une irritation des yeux ou une toux qui traîne, signalez-le à la médecine du travail, même si cela va déjà mieux. C’est la seule façon que ce soit inscrit à votre dossier médical et qu’une imputabilité reste possible plus tard. Cela vaut pour les collègues qui ont été évacués comme pour celles et ceux qui sont restés travailler sur site pendant les passages de fumée.

Et si vous rencontrez une difficulté, si une demande vous est refusée alors que votre situation le justifie, ou si vous avez simplement besoin d’en parler, contactez-nous. Rien de ce que nous avons obtenu ne l’aurait été sans les informations que vous nous faites remonter.

Fin de séance 14h50

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